Oui, une fleur de CBD est une fleur de cannabis. Les deux sortent de la même plante. Ce qui les sépare tient à une seule chose : la teneur en THC.

Chanvre et cannabis : une seule et même plante

Le chanvre et le cannabis ne sont pas deux plantes voisines. C'est la même espèce, Cannabis sativa L. Les deux mots désignent des usages, pas des botaniques différentes.

Chanvre renvoie à l'usage agricole : la fibre, la graine, et depuis peu la fleur. Cannabis renvoie, dans le langage courant comme dans le droit français, aux variétés sélectionnées pour leur teneur en THC.

Une fleur de CBD n'est donc ni un substitut, ni une imitation, ni une plante de remplacement. C'est du cannabis, issu de variétés sélectionnées dans l'autre sens.

Ce qui les sépare tient dans un chiffre

Une fleur vendue légalement en France contient au maximum 0,3 % de delta-9-THC dans le produit fini. Au-delà de ce seuil, la même fleur bascule sous le régime des stupéfiants.

Fleur de CBD

jusqu'à 0,3 % de THC

Cannabis classé stupéfiant

couramment 15 à 25 % de THC

0 %5 %10 %15 %20 %

L'écart n'est pas une question de degré, c'est un ordre de grandeur. Une fleur à 0,3 % contient cinquante à quatre-vingts fois moins de THC qu'une fleur cultivée pour cet usage.

Une seconde condition s'ajoute au taux : la variété cultivée doit figurer au catalogue européen des espèces et variétés. Le détail des textes et des obligations est réuni sur une page dédiée.

CBD et THC : deux molécules, deux statuts

La plante produit plusieurs dizaines de cannabinoïdes. Deux d'entre eux sont traités différemment par le droit.

Le THC figure sur la liste des stupéfiants en France. Le CBD n'y figure pas. Cette distinction s'est construite en trois temps : la Cour de justice de l'Union européenne a jugé en novembre 2020 que le CBD n'est pas un stupéfiant, la Cour de cassation l'a confirmé en juin 2021, et le Conseil d'État a annulé en décembre 2022 l'interdiction de vendre des fleurs et feuilles brutes.

Pour fonder sa décision, le Conseil d'État a retenu que le CBD ne présente pas d'effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance.

Sativa, indica, hybride : ce que ces mots désignent

Ces trois mots reviennent partout et sont régulièrement mal employés.

Ils renvoient à l'origine géographique et à l'allure du plant : port élancé et feuilles fines d'un côté, plant plus trapu et feuilles larges de l'autre. C'est tout.

On lit souvent que la sativa serait riche en THC et l'indica riche en CBD. C'est faux. La composition dépend de la variété et du lot, pas de cette classification. La plupart des variétés du commerce sont d'ailleurs des hybrides, y compris dans notre catalogue.

Pour connaître la composition d'une fleur, il n'y a qu'un endroit à regarder : sa fiche produit.

Peut-on faire la différence à l'œil ?

Non. Une fleur à 0,3 % de THC et une fleur à 20 % ont la même apparence : mêmes trichomes, même densité, mêmes pistils. Elles dégagent aussi la même odeur, parce que celle-ci vient des terpènes, des composés aromatiques indépendants de la teneur en cannabinoïdes.

Aucun repère visuel, aucun critère d'odeur ne permet de trancher. C'est vrai pour un acheteur comme pour un vendeur.

Seule une analyse en laboratoire permet d'établir la composition d'une fleur. Chaque lot que nous vendons fait l'objet d'une analyse de sa composition en cannabinoïdes, dont le certificat est disponible sur simple demande auprès de notre service client.

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